Le Conseil Général du Lot vient de lancer, à grand renfort de publicité, une pétition contre la réforme des collectivités territoriales.
Sur le fond, chacun est libre d’être pour ou contre, là n’est pas le problème.
Le problème est que cette pétition n’émane pas, comme cela est la coutume, d’un groupe de citoyens souhaitant attirer l’attention des pouvoirs publics mais, au contraire d’une assemblée disposant d’une partie de l’autorité publique qu’elle confisque à son profit en prenant en otage la population du département.
Le problème est que cette pétition est financée par les deniers publics, par nos impôts : quel montant a été engagé dans cette action qui s’apparente à un coup de force monté pour des raison purement politiciennes?
Le problème est que les partisans de la réforme des collectivités ne bénéficent, eux, d’aucun financement public pour exprimer leurs idées.
Le problème est que la liberté de conscience est bafouée comme l’est l’égalité des partis politiques, et finalement la démocratie.
Chacun jugera par lui-même mais il ya matière à reflexion sur le plan philosophique et même juridique.




