Le Conseil Général du Lot vient de lancer, à grand renfort de publicité, une pétition contre la réforme des collectivités territoriales.

Sur le fond, chacun est libre d’être pour ou contre, là n’est pas le problème.

Le problème est que cette pétition n’émane pas, comme cela est la coutume, d’un groupe de citoyens souhaitant attirer l’attention des pouvoirs publics  mais, au contraire d’une assemblée disposant d’une partie de l’autorité publique qu’elle confisque à son profit en prenant en otage la population du département.

Le problème est que cette pétition est financée par les deniers publics, par nos impôts : quel montant a été engagé dans cette action qui s’apparente à un coup de force monté pour des raison purement politiciennes?

Le problème est que les partisans de la réforme des collectivités ne bénéficent, eux, d’aucun financement public pour exprimer leurs idées.

Le problème est que la liberté de conscience est bafouée comme l’est l’égalité des partis politiques, et finalement la démocratie.

Chacun jugera par lui-même mais il ya matière à reflexion sur le plan philosophique et même juridique.

Je ne me prononcerai pas ici sur la question de fond : fallait-il faire Cahors Plage ou pas, bien que j’aie ma propre opinion. En revanche, est-il normal de fustiger un jeune élu qui  exprime en des termes modérés son avis sur ce dossier de la façon la plus démocratique qui soit. Doit-on le qualifier de « jeune impertinent » dans le cadre d’une campagne de presse savamment orchestrée. Que ce projet soit porté par telle ou telle instance ou telle ou telle personne n’est pas le problème. La majorité en place au conseil municipal et au département est suffisamment puissante pour ne pas s’abaisser à de telles attaques et gagnerait à respecter les quelques élus de l’opposition encore en poste. Chacun sait que le pouvoir corrompt et que le pouvoir absolu corrompt absolument. Mais, au fait, ai-je moi-même le droit à la parole dans les médias ?

A propos des difficultés financières de l’ADMR, la Dépêche du Midi fait état le 7 juillet du souhait du Conseil Général du Lot « d’éviter à tout prix (sic) que les entreprises privées viennent casser (resic) les prix sur ce type de services et augmenter leurs prestations quand le service public ne pourra plus être assuré ».

Chacun sait que l’activité de l’ADMR ne relève en aucune façon du service public mais du domaine commercial, à preuve les nombreuses entreprise privées qui œuvrent dans le domaine des services à la personne.

Nul n’ignore non plus qu’en matière commerciale l’intervention de l’état n’est concevable que lorsqu’il y a carence du secteur privé : sur ce point la doctrine et la jurisprudence sont constantes depuis des décennies.

Au-delà de ces considérations quelque peu théoriques, comment le Conseil général du Lot peut-il prendre ouvertement parti contre les entreprises privées qui constituent –et là tout le monde est d’accord- la source principale de richesses de notre pays ? Est-ce bien le moment de dénigrer les chefs d’entreprises, et en particulier les PME, dont beaucoup se débattent dans d’âpres difficultés ?

Bien sûr, par pudeur, nous ne parlerons pas ici de l’origine des déficits enregistrés dans les ADMR, sujet qui n’est d’ailleurs jamais évoqué par les médias.

Nous souhaitons simplement que le bon sens reprenne ses droits et qu’on laisse travailler en paix ceux qui le souhaitent.

Comme nous l’espérions, la stratégie d’union de la majorité présidentielle aux européennes a été gagnante puisque les résultats définitifs donnent les listes UMP-Nouveau Centre largement en tête des élections, loin devant le PS et malgré la forte poussée des écologistes. Ainsi, le Nouveau Centre, dont la campagne était centrée exclusivement sur les questions communautaires sera-t-il bien représenté au Parlement Européen, notamment par le plus jeunes des députés, Damien ABAD, 29 ans, Président des jeunes Centristes.

Les résultats sont assez voisins dans la circonscription du Grand Sud-Ouest et même dans le Lot où ceux de la liste de la majorité présidentielle sont très satisfaisants grâce à l’action commune menée par les responsables locaux réunis autour de leur représentant sur la liste commune, lui aussi benjamin des candidats à l’élection européenne.

L’union renforcée de la majorité et le rajeunissement des cadres politiques ont donc porté leurs fruits aux Européennes. Cette stratégie gagnante devra être maintenue et renforcée si nous voulons retrouver  le rang qui nous revient dans les instances politiques du Lot.

Dans la circonscription du Grand Sud-Ouest, le Nouveau Centre est représenté par quatre candidats sur la liste commune constituée avec l’UMP pour les élections européennes.

Nous sommes très satisfaits de cet accord passé avec notre partenaire car il crée une dynamique nouvelle porteuse d’espoir pour la majorité présidentielle dans une élection qui revêt pour nous une importance particulière.

En effet, l’Europe est au coeur des préoccupations du Nouveau Centre, fidèle à l’héritage de ses pères fondateurs et à l’esprit de Robert Schuman et de Jean Monnet. Nous voulons donner un nouveau souffle à l’Europe qui est pour nous “la plus belle des espérances” pour reprendre la formule de notre Président, Hervé Morin ; nous la voulons plus politique, plus conquérante et plus solidaire.

La présence en bonne place d’Aurélien Pradié sur notre liste commune est pour nous un autre motif de satisfaction : il incarne à lui seul par sa jeunesse et son talent le renouveau de la vie politique dans le département dont il est l’ambassadeur idéal. Nous faisons entièrement confiance à notre jeune élu pour faire valoir, aux côtés de Dominique Baudis, les intérêts du Lot auprès des instances communautaires.

A l’occasion de la commémoration du 8 mai 1945, un hommage particulier a été rendu,  à l’initiative du Président de la République, à l’Armée d’Afrique dont le rôle a été déterminant dans la libération de la France.

Il ne s’agissait manifestement pas de la part du Président d’une démarche politicienne et encore moins d’une nouvelle forme de repentance.

C’est tout au contraire un acte rassembleur destiné principalement à rétablir une vérité historique trop longtemps malmenée voire occultée le plus souvent par méconnaissance des faits- les français seraient fâchés avec l’histoire- mais aussi parfois par calcul politique.

Il était donc important  que ces choses soient enfin  dites par le premier des français. C’est chose faite.

Encore un effet d’annonce, mais cette fois-ci  de la part du Président du Conseil Régional dans le magazine Midi-Pyrénées info.  La Région soutiendrait  l’activité économique et serait aux côtés des entreprises.Est-il bien raisonnable de faire de telles déclarations quand on sait que l’aide au  développement économique et à l’agriculture  ne représente que 3,6% et 2,1% du budget ?

Un article récent du quotidien régional accorde la une et une pleine page aux délinquants étudiants et autres de Toulouse justifiant leurs actes délictueux de dégradation en tout genre contre des commerces et les vols , légitimant ainsi des comportements relevant du code pénal et faisant la quasi apologie d’agissements intolérables. Est-il nécessaire de rappeler que la France est un état de droit et que nous ne vivons plus au XIIème siècle, que la justice existe protégeant la société et assurant la sécurité des biens et des personnes sans exclusive. Il est inadmissible qu’un journal se fasse le rapporteur des pilleurs, hors-la loi et cautionne avec les réactions des lecteurs de tels comportements qualifiés par la police de “guérilla urbaine”.

Comme tous les autres départements, le Lot souffre et souffrira sans doute encore de la crise actuelle, peut-être dans de moindres proportions qu’ailleurs en raison de la spécificité de l’économie locale : poids relativement important de l’agriculture, du tourisme et du secteur public et semi-public, faiblesse de l’industrie et des services aux entreprises, structure socio-économique de la population lotoise.
Pour faire face à cette crise, le gouvernement français, sous l’impulsion du Président de la République, a engagé toute une série de mesures en faveur de l’investissement et de l’emploi tout en aidant les catégories les plus défavorisées ; les collectivités locales, elles, à quelques rares exceptions n’ont pas suivi ce mouvement.
C’est en particulier le cas dans le Lot du Conseil Général (Cf. notre précédent article) mais aussi de la première ville du département, Cahors, qui propose un budget 2009 placé en principe sous le signe des économies, et au demeurant sans ambition ni cohérence. C’est un très mauvais choix car en fait d’économies, la fiscalité locale devrait augmenter de 2,5% : du fait du relèvement des bases, nous dit-on, mais les revenus des contribuables locaux, eux, ne sont pas indexés sur ces fameuses bases. En revanche, l’absence d’investissements programmés aura une incidence forte sur l’activité économique déjà mise à mal par le pessimisme ambiant.
Alors qu’il aurait fallu accompagner l’effort du gouvernement de façon à créer une dynamique locale et soutenir les entreprises qui créent de la richesse, tous les investissements ont été suspendus. Ce ne sont pourtant pas les urgences qui manquent dans notre ville dont le patrimoine se délabre au fil des années.
Il reste à espérer que les chocs à venir ne seront pas trop forts et que la crise suscitera des comportements nouveaux comme semble le montrer le succès obtenu sur le plan national par le nouveau statut de l’auto-entrepreneur. A cet égard, il est curieux de constater que les (quelques) atouts locaux dont bénéficie le département du Lot ne sont pas mis en valeur : c’est notamment le cas du classement de l’ensemble du département en Zone de Revitalisation Rurale très attractif pour de nouveaux entrepreneurs. Mais nous en reparlerons.

De nombreux articles émettant des critiques sur le statut de l’auto-entreprise sont récemment parus dans la presse. Cette virulence des attaques n’a d’égal que le succès rencontré par cette initiative gouvernementale, puisqu’à ce jour plus de 60000 créateurs d’entreprises ont opté pour cette formule depuis sa création en janvier 2009, soit  depuis moins de trois mois. Cette réussite incontestable est liée aux avantages évidents de la réforme :

-en premier lieu, la simplicité des formalités administratives, puisqu’il suffit, en se connectant sur les sites spécialisés, d’un seul clic pour être enregistré instantanément. Pour ceux qui ont connu le véritable parcours du combattant que constituaient dans le passé les démarches administratives pour créer son entreprise, il s’agit d’une petite révolution ;

-la modicité de la mise de fond initiale : pratiquement tout le monde peut désormais se mettre à son compte à condition évidemment d’avoir des idées et la volonté d’entreprendre ;

-la précision des engagements financiers en matière  de prélèvements sociaux : plus question de taxations d’office, les charges à payer sont uniquement fonction du chiffre d’affaires effectivement réalisé. De plus,  la taxation est nulle si aucun produit n’a été enregistré pendant 10 mois, ce qui laisse un délai suffisant pour tester en réel la viabilité de son projet ;

Ce nouveau régime nécessitera sans doute des réglages qui se feront avec le temps. Il reste à espérer que l’administration saura lui conserver ce qui fait l’essentiel de son succès, à savoir la souplesse et la clarté.

Catégories

Le Nouveau Centre

Sur FlickR

14.10.2009 : Hervé Morin au 5e Carrefour des Centres

14.10.2009 : 5e Carrefour des Centres

14.10.2009 : François Sauvadet au 5e Carrefour des Centres

14.10.2009 : 5e Carrefour des Centres

More Photos

Agenda

Vous retrouverez ici tous nos rendez-vous.

Rejoignez-nous !

Adhérer au Nouveau Centre